TORPILLE

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 L'arme principale utilisée à bord d'un sous-marin classique est la torpille. Propulsée par un ou deux moteur(s) électrique(s) d'une puissance comprise entre 45 et 60 CV (suivant les types de torpilles) chacun alimenté(s) par des batteries au Cadmium-Nickel. Oui ! Vous avez bien lu nous sommes fin des années 70 et nous utilisions des batteries au cadmium nickel. Surprenant ! Pas tant que ça... L'armée est très en avance sur le matériel par rapport au grand public. Elle possède deux hélices contrarotatives permettant d'atteindre des vitesses élevées et de contrarier l'effet de rotation induit sur la torpille. Équipée d'un gyroscope lui permettant de maintenir un cap de lancement (appelé gyrodéviation) et de maintenir la direction de tir jusqu'à acquisition définitive du but pour un passage en contre commande. Les différentes torpilles utilisées à l'époque couvraient l'ensemble des cibles potentielles du sous-marin, à savoir, les bâtiments de surface de tous types et les sous-marins. En fonction de la cible, le commandant en accord avec l'officier ASM, choisissait le type de torpille à utiliser. Sur les sous-marins type Daphné, dans les quatre tubes arrières, seules des torpilles courtes sont chargées. Dans les huit tubes avant peuvent être chargées tous types de torpilles. Ci-dessous la trajectoire type d'une torpille tirée sur un bâtiment de surface.

Dès sa sortie du tube, les moteurs et la gyrodéviation s'activent, la torpille prend son cap dans la direction probable pour sa rencontre avec le but. Au bout d'une certaine distance, la torpille s'amorce et prend l'initiative, elle commence la recherche acoustique du but et fait ce que l'on appelle la courbe du chien (analogie avec le chien qui flaire). Ici la torpille écoute afin d'entendre le bruit émis par le but afin de s'en rapprocher en reprenant à chaque fois par intervalles réguliers son cap de référence. Lorsqu'elle entend à gauche, elle part de ce côté et vice versa. Lorsqu'un certain niveau sonore du but est atteint, la cible est en acquisition, à ce moment la torpille oublie son cap de référence et suit le but en se rapprochant jusqu'à l'atteindre.

  La marche d'une torpille contre un sous-marin est quelque peu différente mais facilement compréhensive en étudiant le schéma ci-dessus.

D'autres torpilles étaient en expérimentation, elles étaient filoguidées. Je n'en dirai pas plus sur le sujet. C'étaient les torpilles de nouvelle génération. Il va sans dire qu'à l'époque où nous sommes, des progrès énormes ont été accomplis.